Amour sur place ou à emporter

Amour sur place ou à emporter

Adaptation cinéma de la pièce de théâtre à succès éponyme réunissant Amelle Chahbi, Noom Diawara et Fabrice Éboué, trois recrues du Jamel Comedy Club, Amour sur place ou à emporter fait malheureusement du surplace et rate son passage de la scène à l’écran.


Tout semble séparer Amelle, une jeune algérienne sérieuse et dynamique, de Noom, un malien apprenti humoriste plutôt flemmard. Les destins de ces deux trentenaires vont pourtant se croiser et un jeu de séduction s’installe. Mais de multiples obstacles vont venir compliquer la vie de ce couple mixte.

Peu rythmé, Amour sur place ou à emporter s’essouffle inexorablement et abonde de blagues lourdes. Amelle Chahbi abuse de clichés plus que convenus sur les différences hommes-femmes et les disparités culturelles sans affirmer de réelles convictions.

Amour sur place ou à emporter sonne alors un peu creux et le jeu des ses deux acteurs principaux n’arrange rien à l’affaire. Surjouant et finalement peu crédibles, les protagonistes de ce film amusent alors moins qu’ils agacent. Une atmosphère morne pourtant sauvée le temps d’une brève apparition de Fabrice Éboué.

On notera toutefois une joute verbale salutaire, fraîche et dynamique, réussissant à relever le film pour quelques moments de grâce. Mais ces rares instants paraissent tels de brefs oasis postés au beau milieu d’un désert sans fin. Là où Guillaume Gallienne était parvenu, avec brio, à adapter son one man show au cinéma dans Les Garçons et Guillaume, à table !, Amour sur place ou à emporter loupe le coche.

Plus égocentrique que générationnel, ce portrait doux-amer d’un couple mixte patauge et devient rapidement l’antithèse de son aîné. Le passage des planches au cinéma semble raté et manque cruellement de piquant, une faute à demi-pardonnée à l’inexpérimentée Amelle Chahbi, qui signe ici son tout premier film.

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