The two faces of January

The two faces of January

The two faces of January ravira les jeunes générations avides de polars à l’ancienne.

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Pas d’effets spéciaux ni d’images stroboscopiques, le rythme est placide et linéaire, comme dans les années 70 ou 80. L’atmosphère est surannée, le style daté, un tout qui fera mouche pour les aficionados du genre… mais alors quelle lenteur !

Un couple de riches américains visite Athènes au début des années 60. Ils rencontrent un guide américain imprégné de culture locale et escroc à ses heures perdues. Mais, manquant de se faire dessouder, le couple voit sa couverture dévoilée et commence alors une fuite à travers les îles grecques. Le gentil guide va les accompagner dans ce périple et son rôle va se troubler petit à petit.

Viggo Mortensen et Kirsten Dunst font un joli couple de touristes américains pris dans la tourmente d’une fuite éperdue. Oscar Isaac reste tout à fait crédible en guide roublard. Les rebondissements affluent et rythment le film. Mais de surprises éblouissantes, il n’en sera que très peu question. Le réalisateur Hossein Amini fait preuve d’un académisme glacial et glaçant, ne sortant pas des sentiers battus du polar d’antan. Le résultat flirte avec une superficialité décevante et empêche tout décollage de l’intrigue.

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La fuite du couple eut pu atteindre des sommets de finesse voire de perversité, mais le réalisateur semble avoir empêché toute intrusion dans la stratosphère du thriller poignant. Le film se laisse regarder, avec de polis bâillements et une empathie réduite pour ces personnages qui manquent d’ampleur.

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The two faces of January n’est certes pas une production scandaleuse mais le film est loin de faire ressentir un enthousiasme démesuré. Reste la sexy attitude de Kirsten Dunst, les regards hypnotiques de Viggo Mortensen et les quelques moments de grâce que les paysages de la Grèce éternelle aident à faire décoller, mais tout cela reste bien peu.

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