Le Festival de cinéma de Douarnenez est de retour pour une édition résolument tournée vers les cultures du monde. Cette année, les projecteurs se braquent sur les Marocs, leurs récits, leurs luttes et leurs talents. Parmi une programmation dense, deux films se démarquent par leur intensité et leur authenticité. Voici les deux coups de cœur à ne surtout pas manquer.
Deux films marquants au cœur de la sélection
La sélection officielle du Festival de cinéma de Douarnenez brille cette année par son audace. Les cinéphiles en quête de cinéma indépendant trouveront leur bonheur avec des œuvres qui osent, dérangent et touchent en plein cœur. Les deux pépites choisies ici offrent des regards complémentaires sur le Maroc d’hier et d’aujourd’hui.
| Film | Réalisateur | Format | Thème |
|---|---|---|---|
| Les Voix de l'Atlas | Yasmine El Hansali | Documentaire | Musiciens berbères du Haut Atlas |
| Le Dernier Port | Karim El Fassi | Court-métrage | Marin de Safi, exil et mémoire |
“Les Voix de l’Atlas” : un voyage musical bouleversant
Premier coup de cœur : le documentaire “Les Voix de l’Atlas”, réalisé par Yasmine El Hansali. La caméra suit des musiciens berbères du Haut Atlas qui transmettent leur savoir-faire aux plus jeunes, entre traditions ancestrales et influences contemporaines.
La réalisatrice capte des instants de grâce rares, dans une lumière dorée qui semble suspendre le temps. Les scènes de répétition, les veillées improvisées et les confidences des anciens donnent à ce film une portée profondément humaine.
Ce long métrage a déjà fait sensation dans plusieurs festivals internationaux. À Douarnenez, il sera projeté en avant-première, une occasion rare de découvrir ce regard singulier sur un Maroc méconnu. Un moment fort de cette édition 2024, qui confirme l’engouement du festival pour les cinémas du monde.
“Le Dernier Port” : un court-métrage qui prend à contre-courant
Second coup de cœur, tout en finesse : le court-métrage “Le Dernier Port”, signé Karim El Fassi. L’histoire suit un marin de Safi, parti travailler à Douarnenez dans les années 1980, qui revient sur les quais de son enfance pour la première fois depuis trente ans.
Le réalisateur joue avec les allers-retours entre les deux ports, celui du Sud marocain et celui de la Bretagne, pour évoquer la mémoire, l’exil et la réconciliation. Le film tisse des liens inattendus entre ces deux mondes que tout oppose, mais que la mer relie profondément.
Un court-métrage qui marque par sa justesse et son écriture délicate. La projection sera suivie d’un échange avec l’équipe, une occasion précieuse pour interroger les choix esthétiques et la fabrication d’un cinéma indépendant exigeant.
Où voir ces films et comment organiser sa venue
Le Festival de cinéma de Douarnenez présente ces deux œuvres dans des salles à taille humaine, propices aux échanges. Les séances sont programmées en soirée, ce qui permet de profiter pleinement de l’ambiance chaleureuse de la ville après les projections.
- 🎬 “Les Voix de l’Atlas” au cinéma Le Club, vendredi à 20h30
- 🌊 “Le Dernier Port” à l’auditorium de la MJC, samedi à 18h00
- 🎞️ Séances supplémentaires à retrouver sur le programme officiel du festival
- 📍 Des navettes gratuites circulent toute la journée entre les différentes salles de Douarnenez
Pensez à réserver vos places à l’avance, car ces rendez-vous affichent souvent complet. La découverte fait partie de l’ADN du festival : laissez-vous guider par vos envies, vous pourriez bien repartir avec une pépite en tête.
Rencontrer les réalisateurs et prolonger l’expérience
Ce qui fait la particularité du Festival de cinéma de Douarnenez, c’est sa convivialité. Les réalisateurs viennent à la rencontre du public, partagent leurs doutes, leurs joies et leurs sources d’inspiration.
Après les projections des deux films coups de cœur, des masterclass et des séances de dédicaces sont organisées. L’occasion de dialoguer avec Yasmine El Hansali sur son travail de collecte musicale, ou avec Karim El Fassi sur son approche sensible du court-métrage.
Le festival se prolonge avec des concerts, des débats et des ateliers ouverts à toutes et à tous. La ville de Douarnenez devient, le temps d’une semaine, une grande agora du cinéma engagé et du documentaire de création.
Que voir ensuite, après ces deux temps forts ? La programmation regorge de trésors, des films marocains bien sûr, mais aussi des regards venus d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Le cinéma indépendant se vit ici comme une aventure collective, et vous êtes chaleureusement invités à en faire partie.
Ce que les spectateurs demandent avant les séances
Est-ce qu'il faut réserver ses places à l'avance ?
Mieux vaut oui, ces séances affichent souvent complet. Les réservations se font auprès des salles du festival.
Les réalisateurs seront-ils présents après les projections ?
Karim El Fassi échangera avec le public après son court-métrage. Yasmine El Hansali participera aussi à des masterclass et des dédicaces.
Peut-on se déplacer facilement entre les salles ?
Des navettes gratuites circulent toute la journée entre les différents lieux. De quoi voir plusieurs films sans stress.
Ça vaut le coup d'y aller pour quelqu'un qui ne connaît pas le Maroc ?
C'est justement l'intérêt : les deux films donnent à voir un Maroc méconnu, entre traditions et histoires personnelles. On ressort avec une autre image du pays.
Vous êtes plutôt convaincu ou plutôt sceptique ?
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Formée en études cinématographiques, elle a collaboré avec plusieurs rédactions culturelles avant de se spécialiser dans la critique et l’actualité ciné. Grande amatrice de festivals, elle suit Cannes et Berlin de près. Son regard allie culture populaire et cinéma d’auteur.